Audio-visual Production and Public History

Production Audio-Visuelle et Histoire Publique | Audiovisuelle Produktion und Public History


Si les cours et programmes d’histoire publique sont de plus en nombreux, c’est en partie grâce à leurs productions. Si les historiens étudient les films comme sources ou discours historiques, ils se bornent souvent à y relever les erreurs et falsifications.[1] Très peu d’historiens produisent des films documentaires.[2] Dans cet article, j’explique que la production de films documentaires apporte aux étudiants de nombreuses compétences nécessaires à la pratique de l’histoire publique. Je m’inspire du cours que j’enseigne ce semestre ainsi que mon expérience de coproducteur du Choix de Théo, un film documentaire sur l’histoire de l’éducation en français en Louisiane.[3]

Manque de compétences

Démontré par de récentes études sur les usages du passé, les productions audio-visuelles sont un des principaux modes de consommation publique d’histoire.[4] Si les films sont toujours très populaires, le nombre de documentaires (présentant des faits et personnages réels) augmente régulièrement.[5] Le succès des festivals du film documentaire – tel le Festival Dei Popoli à Florence, Italie – démontre le potentiel de communication publique de ce type de production.[6] Toutefois, très peu d’historiens participent à leur production, et quand ils le font, c’est souvent comme expert interrogé sur des questions spécifiques. Ken Burns, producteur de film documentaire, est ainsi connu pour ses critiques envers la capacité des historiens à interpréter le passé pour le grand public. Burns ne fait souvent appel aux historiens que pour fournir des éléments de contexte et d’authenticité.[7] En toute franchise, Burns n’a pas complètement tort, et les historiens – qui souvent manquent de compétences audio-visuelles – sont partiellement responsables. Apprendre à faire un documentaire aide les étudiants – et les historiens au sens large comme par exemple en France les documentaires de l’historien public Maxime Patte – à communiquer l’histoire au grand public.[8]

Pratiques d’Apprentissage

Comme la plupart des cours d’histoire publique, apprendre à réaliser un documentaire s’appuie à la fois sur la théorie et la pratique. Une des tâches les plus difficiles pour les étudiants est de se détacher de l’écriture traditionnelle de l’histoire et de construire des interprétations audio-visuelles. Ils doivent limiter l’usage de l’écrit et de la voix-off afin de se concentrer sur le visuel et le paysage sonore. En outre, les étudiants doivent produire un documentaire pour le grand public qui sera projeté dans une salle de cinéma de la ville. Comme tous travaux d’histoire, les étudiants utilisent des sources primaires, mais contrairement aux recherches plus traditionnelles, les sources écrites et les notes de bas-de-page ne sont pas adaptées. Ils doivent donc adopter une approche différente et utiliser des entretiens, des photographies, des films d’archives ou des objets. Les films documentaires sont ainsi parmi les projets d’histoire publique les plus riches et complexes.

Un autre défi pour les étudiants est de considérer les sons et musiques comme faisant partie du discours historique. D’une part les sons et les musiques peuvent être de riches sources primaires que les historiens étudient, mais également servir à enrichir l’interprétation du passé à des moments clés du documentaire, reliant des scènes, ou plus généralement en contribuant à l’aspect émotif de la production. Enfin, l’écriture d’un scénario diffère grandement de l’écriture traditionnelle de l’histoire, mettant en avant des histoires singulières, des rythmes de séquences variés, et apportant un aspect artistique à la production historique. Un scénario ne décrit pas le passé, il doit lui donner vie.

D’étudiants à acteurs de l’histoire publique

Aux États-Unis, l’enseignement de l’histoire publique se concentre énormément sur les compétences et les pratiques. Enseigner la production de documentaires historiques appartient à cette approche pragmatique en encourageant le travail d’équipe et la collaboration. Regroupés en équipes de 3 ou 4 – comprenant un producteur, un archiviste, et un monteur – les étudiants collaborent tous à la production du documentaire. La collaboration est aussi interdisciplinaire, incluant des collègues des départements de communication, de journalisme, ou de production artistique afin de former les étudiants aux pratiques d’enregistrement, de montage, et de création numérique pour la plate-forme finale.

En effet, bien que les films documentaires soient des outils privilégiés de communication, l’interaction avec le public est souvent limitée. J’ai donc demandé à mes étudiants de produire des web-documentaires ou documentaires interactifs. Ce type de documentaire utilise des outils numériques pour mieux incorporer les choix des utilisateurs dans la compréhension, non linéaire, du passé, et peut même abouter à des projets de recherche de doctorat.[9] Les utilisateurs peuvent accéder à des sources supplémentaires, peuvent choisir des chapitres et sujets dans des ordres différents, et interagir avec certains matériaux. Les web-documentaires promeuvent ainsi différentes interprétations des événements ou des sources historiques. Clouds over Cuba et The Orange Story sont deux très bons exemples de web-documentaires qui permettent à leurs utilisateurs d’interagir avec les documents. Mes étudiants utilisent la plate-forme gratuite Eko Studio pour créer les versions numériques de leurs documentaires historiques. A la fin du semestre, les étudiants ont non seulement acquis des compétences audio-visuelles utiles à la pratique de l’histoire publique, mais ils sont également les fiers producteurs de documentaires qui leur serviront pour de futurs projets et candidatures en histoire publique.

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 Lectures supplémentaires

  • Gilden Seavey, Nina. “Film and Media Producers: Taking History off the Page and Putting It on the Screen.” In Public History: Essays from the Field, edited by Jim Gardner and Peter LaPaglia, 117-127. Malabar: Krieger Publishing, 2006.
  • Zemon Davis, Natalie. “Movie or Monograph? A Historian/Filmmaker’s Perspective.” The Public Historian25, no. 3 (2003): 45-48.

 Resources sur le web

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[1] Mark Carnes, ed., Past Imperfect: History According to the Movies (New York: Henry Holt and Company, 1995).
[2] Les films documentaires présentent des faits et personnages réels.
[3] https://history.colostate.edu/author/tcauvin/ (consulté le 15 avril 2019).
[4] Par exemple, Margaret Conrad, Jocelyn Létourneau, and David Northrup, “Canadians and Their Pasts: An Exploration in Historical Consciousness,” The Public Historian 31, no. 1 (Winter 2009): 15-34, http://www.histoirequebec.chaire.ulaval.ca/wp-content/uploads/2012/10/Canadians-and-their-Pasts.pdf (consulté le 15 avril 2019).
[5] Anthony Kaufman, “Documentary Sales Are Surging, But What’s Driving the Competition?” IndieWire, April 18, 2017, https://www.indiewire.com/2017/04/documentaries-sales-netflix-amazon-hulu-bubble-1201806552/ (consulté le 15 avril 2019).
[6] Website du Festival dei Popoli, Florence: http://www.festivaldeipopoli.org (consulté le 15 avril 2019).
[7] Colleen Flaherty, “Historians MIA,” Inside Higher Education, January 9, 2018, https://www.insidehighered.com/news/2018/01/09/professors-debate-role-historian-or-lack-thereof-ken-burns-and-lynn-novicks-vietnam (consulté le 15 avril 2019).
[8] Maxime Patte, Un Temps d’Avance, https://www.youtube.com/channel/UCAlu7q_bLovYuX4P0GaEEdA (consulté le 15 avril 2019).
[9] Voir par exemple les recherches de doctorat de Dominique Santana: https://www.c2dh.uni.lu/people/dominique-santana (consulté le 15 avril 2019).
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Crédits illustration

Berlin, Kameramänner vor dem Schloss (Des cameramen – photographes – devant le château) © 1907 Otto Häckel, Bundesarchiv, Bild 146-1971-003-65, CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

Citation recommandée

Cauvin, Thomas: Production Audio-Visuelle et Histoire Publique. In: Public History Weekly 7 (2019) 16, DOI: dx.doi.org/10.1515/phw-2019-13822.

Responsabilité éditoriale

Judith Breitfuß / Thomas Hellmuth (Team Vienna)

One reason why public history courses are becoming increasingly popular is their focus on production. If historians have studied films as sources or even narratives of the past, they are very often very critical and highlight inaccuracy or mythical aspects.[1] Very few historians actually produce (documentary) films.[2] In this article, I argue that producing documentary films provides students – and historians more broadly – with skills to engage and communicate with different publics. To support this argument, I reflect on the course that I have been teaching this semester as well as my past experience of producing Theo’s Choice, a documentary film on the history of French education in Louisiana.[3]

Lack of Skills

As studies on the uses of the past have shown, audio-visual production is a very popular way for audiences to consume history.[4] If films still get the lion’s share in audio-visual production, more and more documentary films (defined as non-fictional motion picture based on real events or characters) are produced.[5] The success of documentary film festivals – such as the Festival Dei Popoli in Florence, Italy – demonstrates the public potential of this type of history production.[6] However, very few historians take part in the production, and when they do, it is mostly as talking heads presenting their expertise. Documentary film-maker Ken Burns is known for his critique of how historians communicate about the past. Burns merely interviews historians to provide some context and authenticity.[7] To be fair, Burns is not completely wrong, and the limited participation of historians is also due to their lack of skills to produce audio-visual narratives. Learning how to make documentary films helps students – and more broadly historians as demonstrated by public historian Maxime Patte and his series of documentaries – to communicate history to potentially large and non-academic audiences.[8]

Learning by Doing

As any other public history courses, learning how to make historical documentary films balances theory and practice. One of the most challenging issues is for students to move way from writing research papers and to be able to show historical narratives on screen. I ask my students to limit their use of text and narration, and to focus instead on making the past alive. This is also challenging because students do not write for their instructor but produce a documentary film for a diverse and no-academic audience (student’s projects are screened at the end of the semester in one of the city movie theaters). In their film, students also need to rely on evidence to support their interpretation. If historians often use written primary sources and footnotes, my students need to adopt different structures and sources. Oral history, photographs, footages, objects as much as sites and places offer a variety of useful visual and sound historical sources. Documentary films are some of the most complete and challenging projects in public history training.

Another specific challenge for students is to use and consider sound and music as part of historical narratives. On the one hand, sounds and music can be primary sources that historians can use to study and interpret the past. On the other hand, the soundscape enriches the interpretation and helps highlighting key moments, creating transitions, as well as supporting particular emotions. Finally, students learn how to write scripts that differ from traditional history papers. Script-writing is, in many ways, related to storytelling with a key message, anchor scenes to hook the audience, construction of powerful moments, and changing flows and rhythm through different sequences. A script does not merely describe but must give life to the past. In many ways, students need to rely on their artistic creativity to flesh out their historical interpretation.

From Students to Public History Practitioners

In the United States, public history training is marked by a focus on skills and practices. Teaching documentary film production utterly fits this approach as it encourages team-work and collaboration. Teams of students – including one video producer, one archival specialist, and one editing leader – work together to produce a documentary film at the end of the semester. Collaboration also results from interdisciplinary approach. I collaborate with colleagues from film studies and communication to provide training in recording and editing, with archivists and librarians to establish open-repositories for students to use, and with digital humanities to use and develop platform to enhance interaction with users.

Although documentary films are major tools to communicate historical narratives to large audiences, their public interaction may be rather limited. In order to better engage with a variety of publics, I have asked my students to produce web-documentaries or interactive documentaries. This type of documentary applies online tools to allow users to engage with the materials in non-linear narratives and can even help to develop public history research project.[9] Through online platforms, users can access additional primary sources and interviews, choose chapters or options that modify their engagement with the documentary. Adding access to additional primary sources and providing different interpretations of the past are among the most exciting additions of web-documentaries. Clouds over Cuba and The Orange Story are two fantastic examples of web-documentaries that engage with their audiences. My students have used the free platform Eko Studio to create their own documentary films. At the end of the semester, students have not only gained public history and audio-visual skills, but they are also the proud producers of documentary films that can serve their portfolio for future projects and job applications.

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Further Reading

  • Gilden Seavey, Nina. “Film and Media Producers: Taking History off the Page and Putting It on the Screen.” In Public History: Essays from the Field, edited by Jim Gardner and Peter LaPaglia, 117-127. Malabar: Krieger Publishing, 2006.
  • Zemon Davis, Natalie. “Movie or Monograph? A Historian/Filmmaker’s Perspective.” The Public Historian25, no. 3 (2003): 45-48.

Web Resources

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[1] Mark Carnes, ed., Past Imperfect: History According to the Movies (New York: Henry Holt and Company, 1995).
[2] Unlike fictions, documentary films are based on real events and characters.
[3] See the author’s page on the website of the Colorado State University, https://history.colostate.edu/author/tcauvin/ (last accessed 15 April 2019).
[4] See for instance Margaret Conrad, Jocelyn Létourneau, and David Northrup, “Canadians and Their Pasts: An Exploration in Historical Consciousness,” The Public Historian 31, no. 1 (Winter 2009): 15-34, http://www.histoirequebec.chaire.ulaval.ca/wp-content/uploads/2012/10/Canadians-and-their-Pasts.pdf (last accessed 15 April 2019).
[5] Anthony Kaufman, “Documentary Sales Are Surging, But What’s Driving the Competition?” IndieWire, April 18, 2017, https://www.indiewire.com/2017/04/documentaries-sales-netflix-amazon-hulu-bubble-1201806552/ (last accessed 15 April 2019).
[6] Website of the Festival dei Popoli, Florence: http://www.festivaldeipopoli.org (last accessed 15 April 2019).
[7] Colleen Flaherty, “Historians MIA,” Inside Higher Education, January 9, 2018, https://www.insidehighered.com/news/2018/01/09/professors-debate-role-historian-or-lack-thereof-ken-burns-and-lynn-novicks-vietnam (last accessed 15 April 2019).
[8] Maxime Patte, Un Temps d’Avance, https://www.youtube.com/channel/UCAlu7q_bLovYuX4P0GaEEdA (last accessed 15 April 2019).
[9] See for instance Dominique Santana’s PhD research project: https://www.c2dh.uni.lu/people/dominique-santana (last accessed 15 April 2019).
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Image Credits

Berlin, Kameramänner vor dem Schloss (cameramen in front of the castle) © 1907 Otto Häckel, Bundesarchiv, Bild 146-1971-003-65, CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

Recommended Citation

Cauvin, Thomas: Audio-visual Production and Public History. In: Public History Weekly 7 (2019) 16, DOI: dx.doi.org/10.1515/phw-2019-13822.

Editorial Responsibility

Judith Breitfuß / Thomas Hellmuth (Team Vienna)

Ein Grund, warum Public-History-Kurse immer beliebter werden, kann auf deren Fokus auf Produktion zurückgeführt werden. Studieren Historiker*innen Filme als Quellen oder historische Erzählungen, so sind sie oft sehr kritisch und weisen auf Ungenauigkeiten oder mythische Aspekte hin.[1] Sehr wenige von ihnen produzieren aber tatsächlich (Dokumentar-) Filme.[2] Dieser Artikel beschäftigt sich damit, dass die Produktion von Dokumentarfilmen Student*innen – und auch Historiker*innen – neue Möglichkeiten bietet, sich mit einem anderen Publikum zu befassen und mit ihm zu kommunizieren. Dazu wird ein von mir in diesem Semester abgehaltener Kurs sowie meine Erfahrung in der Produktion von Theo’s Choice, einer Dokumentation über die Geschichte der französischsprachigen Schulbildung in Louisiana, reflektiert.[3]

Mangelnde Qualifikation

Studien über die Verwendung der Geschichte zeigen, dass die audiovisuelle Produktion ein äußerst beliebtes Genre bei Geschichtsinteressierten ist.[4] Wenn Filme weiterhin den Großteil der audiovisuellen Produktion bilden, so werden auch immer mehr Dokumentarfilme (die als Sachfilme basierend auf reale Ereignisse oder Charaktere definiert werden) produziert.[5] Der Erfolg von Dokumentarfilmfestivals, wie das Festival Die Populi in Florenz, zeigt das allgemeine Potenzial dieser Art der Geschichtsproduktion.[6] Jedoch nehmen sehr wenige Historiker*innen an der Produktion selbst teil, und wenn sie es tun, dann oft nur als Sprecher*innen, die ihre Expertise kundtun. Dokumentarfilmemacher Ken Burns ist bekannt für seine Kritik an der Art und Weise, wie Historiker*innen die Vergangenheit vermitteln. Burns interviewt diese bloß, um Kontext und Authentizität zu erzeugen.[7] Damit liegt er, ehrlich gesagt, nicht völlig falsch, und die beschränkte Teilnahme der Historiker*innen lässt sich auf ihre mangelnde Qualifikation in der Dokumentarfilmproduktion zurückführen. Lernen, wie Dokumentationen kreiert werden, hilft Student*innen – und auch Historiker*innen, wie Maxime Patte und seine Dokumentationen demonstrieren – die Geschichte an ein eher breites und nicht-akademisches Publikum zu vermitteln.[8]

Learning by Doing

Wie in jedem anderen Public-History-Kurs werden auch bei Kursen, in denen die Produktion eines historischen Dokumentarfilms gelehrt wird, Theorie und Praxis ausbalanciert. Eine der größten Herausforderungen für meine Student*innen war es, sich von der geschriebenen Forschungsarbeit loszulösen und die historische Erzählung auf den Bildschirm zu bringen. Ich wies sie an, die Verwendung von Text und Narration zu limitieren und stattdessen die Vergangenheit lebendig zu vermitteln. Es ist für die Student*innen auch schwierig, dass sie nicht für ihre Dozent*innen schreiben, sondern einen Dokumentarfilm für ein bunt gemischtes, nicht-akademisches Publikum produzieren (der am Ende des Semesters in einem der Kinos der Stadt zu sehen sein wird). Für ihren Film sollen sie ihre Interpretationen auch mit Beweisen festigen. Während Historiker*innen hier schriftliche Primärquellen und Fußnoten verwenden, müssen meine Student*innen andere Strukturen und Quellen adaptieren. Mündliche Geschichte, Fotografien, Filmaufnahmen, Objekte und Schauplätze bieten ein breites Spektrum an nützlichen visuellen und klanggeschichtlichen Quellen. Dokumentationen zählen somit zu den komplexesten und anspruchsvollsten Projekten des Public History-Trainings.

Eine andere spezielle Herausforderung für meine Student*innen ist die Verwendung und die Berücksichtigung von Ton und Musik als Teil der historischen Erzählung. Einerseits kann man diese als Primärquellen verstehen, die von Historiker*innen studiert und interpretiert werden, andererseits kann die Geräuschkulisse die Interpretation unterstützen, indem Schlüsselmomente hervorgehoben, Übergänge geschaffen oder bestimmte Emotionen gefördert werden. Zu guter Letzt lernen die Student*innen, wie sich das Schreiben eines Drehbuchs von dem einer traditionellen Forschungsarbeit unterscheidet. Dies ist gewissermaßen der Erzählkunst mit einer Kernaussage, fesselnden Momenten, besonderer Platzierung ausschlaggebender Elemente und Abwechslung in Rhythmus und Erzählfluss ähnlich. Ein Drehbuch beschreibt nicht nur, es muss die Vergangenheit zum Leben erwecken. In vielerlei Hinsicht müssen sich die Student*innen auf ihre kreative Ader verlassen, um ihre historische Interpretation auszuarbeiten.

Vom Studium zur Praxis

In den Vereinigten Staaten von Amerika stehen beim Public-History-Training das Können und die Praxis im Fokus. Die Produktion einer historischen Dokumentation zu lehren, passt gänzlich mit diesem Ansatz überein, da es Teamwork und Kollaborationen fördert. Ein Team von Student*innen – das Videoproduzent*innen, Forschungsspezialist*innen und Redakteur*innen umfasst – arbeitet am Ende des Semesters gemeinsam an der Produktion eines Dokumentarfilms. Kollaborationen entstehen durch einen interdisziplinären Ansatz. So arbeite ich gemeinsam mit Kolleg*innen aus dem Bereich Film und Kommunikation, um Schulungen in Filmdreh und Filmbearbeitung anzubieten; mit Archivar*innen und Bibliothekar*innen, um Depots zugänglich zu machen; und mit der digitalen Geisteswissenschaft, um über Plattformen den regen Austausch mit Nutzer*innen zu steigern.

Obwohl Dokumentarfilme ein wichtiges Werkzeug in der Kommunikation von historischen Narrativen mit einem breiten Publikum sind, so ist die öffentliche Interaktion doch sehr limitiert. Um mit allen Interessierten besser zu interagieren, habe ich meine Student*innen angewiesen, interaktive oder online-gestellte Dokumentationen zu entwickeln. Bei dieser Art der Dokumentation werden Programme verwendet, die es den Nutzer*innen erlauben, sich online mit Materialien der nichtlinearen Erzählung zu beschäftigen, und die helfen, Forschungsthemen zu entwickeln.[9] Es können zusätzliche Primärquellen und Interviews eingesehen und Kapitel oder modifizierte Optionen ausgewählt werden. Ein erweiterter Zugang zu Primärquellen und die Bereitstellung von unterschiedlichen geschichtsrelevanten Ansätzen sind die spannendsten Funktionen dieser Art der Dokumentation. Clouds over Cuba und The Orange Story sind zwei fantastische Beispiele von Dokumentation und Interaktion. Meine Student*innen verwenden für ihre eigenen Arbeiten die kostenlose Plattform Eko Studio. Am Ende des Semesters haben sie nicht nur Fähigkeiten der audiovisuellen Public-History-Produktion erlernt, sondern sind auch stolze Produzent*innen von Dokumentationen – und das ist auch für ihr Portfolio für zukünftige Projekte und Bewerbungen von Nutzen.

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Literaturhinweise

  • Gilden Seavey, Nina. “Film and Media Producers: Taking History off the Page and Putting It on the Screen.” In Public History: Essays from the Field, edited by Jim Gardner and Peter LaPaglia, 117-127. Malabar: Krieger Publishing, 2006.
  • Zemon Davis, Natalie. “Movie or Monograph? A Historian/Filmmaker’s Perspective.” The Public Historian25, no. 3 (2003): 45-48.

Webressourcen

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[1] Mark Carnes, ed., Past Imperfect: History According to the Movies (New York: Henry Holt and Company, 1995).
[2] Anders als bei der Fiktion basieren Dokumentarfilme auf realen Ereignissen oder Charakteren.
[3] Siehe Website über den Autor der Colorado State University, https://history.colostate.edu/author/tcauvin/ (letzter Zugriff 15. April 2019).
[4] Siehe beispielsweise Margaret Conrad, Jocelyn Létourneau, and David Northrup, “Canadians and Their Pasts: An Exploration in Historical Consciousness,” The Public Historian 31, no. 1 (Winter 2009): 15-34, http://www.histoirequebec.chaire.ulaval.ca/wp-content/uploads/2012/10/Canadians-and-their-Pasts.pdf (letzter Zugriff 15. April 2019).
[5] Anthony Kaufman, “Documentary Sales Are Surging, But What’s Driving the Competition?” IndieWire, April 18, 2017, https://www.indiewire.com/2017/04/documentaries-sales-netflix-amazon-hulu-bubble-1201806552/ (letzter Zugriff 15. April 2019).
[6] Website des Festival dei Popoli, Florenz: http://www.festivaldeipopoli.org (letzter Zugriff 15. April 2019).
[7] Colleen Flaherty, “Historians MIA,” Inside Higher Education, January 9, 2018, https://www.insidehighered.com/news/2018/01/09/professors-debate-role-historian-or-lack-thereof-ken-burns-and-lynn-novicks-vietnam (letzter Zugriff 15. April 2019).
[8] Maxime Patte, Un Temps d’Avance, https://www.youtube.com/channel/UCAlu7q_bLovYuX4P0GaEEdA (letzter Zugriff 15. April 2019).
[9] Siehe beispielsweise Dominique Santanas Doktoratsforschungsprojekt: https://www.c2dh.uni.lu/people/dominique-santana (letzter Zugriff 15. April 2019).

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Abbildungsnachweis

Berlin, Kameramänner vor dem Schloss © 1907 Otto Häckel, Bundesarchiv, Bild 146-1971-003-65, CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

Empfohlene Zitierweise

Cauvin, Thomas: Audiovisuelle Produktion und Public History. In: Public History Weekly 7 (2019) 16, DOI: dx.doi.org/10.1515/phw-2019-13822.

Translated by Stefanie Svacina and Paul Jones (paul.stefanie@outlook.at)

Redaktionelle Verantwortung

Judith Breitfuß / Thomas Hellmuth (Team Vienna)

Copyright (c) 2019 by De Gruyter Oldenbourg and the author, all rights reserved. This work may be copied and redistributed for non-commercial, educational purposes, if permission is granted by the author and usage right holders. For permission please contact the editor-in-chief (see here). All articles are reliably referenced via a DOI, which includes all comments that are considered an integral part of the publication.

The assessments in this article reflect only the perspective of the author. PHW considers itself as a pluralistic debate journal, contributions to discussions are very welcome. Please note our commentary guidelines (https://public-history-weekly.degruyter.com/contribute/).


Categories: 7 (2019) 16
DOI: dx.doi.org/10.1515/phw-2019-13822

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