Digital Public History Narratives with Photographs

Narrative der digitalen Public History mit Fotografien | Ecrire une histoire publique numérique avec des photographies

Les médias sociaux sont “un groupe d’applications basées sur Internet qui reposent sur les fondements idéologiques et technologiques du Web 2.0, et qui permettent la création et l’échange de contenus générés par l’utilisateur.”[1] Ils facilitent les différentes formes de communication dans la toile entre individus et communautés. Ils favorisent une discussion commune et permettent de partager les traces du passé. Les communautés locales qui s’engagent dans l’étude de leur passé, avec ou sans médiation professionnelle, utilisent les pratiques du Web 2.0. De nouveaux contacts virtuels peuvent d’ailleurs être construits lorsque des communautés ne sont plus présentes dans un espace physique.[2]

 

 

Tout le monde a du talent: les connaissances générées par les utilisateurs

Si les médias sociaux permettent aux communautés dispersées de se reconnecter en ligne et de pa…


Categories: 3 (2015) 31
DOI: dx.doi.org/10.1515/phw-2015-4706

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3 replies »

  1. Very interesting, Serge! I would like to see more uses of Historypin, indeed. It is not a very new tool, and I am surprised how it is underused by academic historians. I wrote about it on 2012 (here: http://www.infonet.com.br/educacao/ler.asp?id=138124) and didn’t get any feedback or comments from my Brazilian colleagues.

    Also, this reading reminds me of the testimonies of @Rio450’s participants about how their experience with the pictures of the city Rio de Janeiro to the project were connected with their own everyday life. How they recognize it shapes collective memories and how they were proud of it, feeling, somehow, linked to the “big history”, while they expect those pictures could be, somewhat, a source for historians in the future. I would like to see further interpretations on that pictures afterwards. There are a lot of things on the table to discuss: commemoration, collective memory, narrativity, digital storytelling, historicity, public uses of the past.

  2. Merci Serge pour cet article fort intéressant avec ses exemples et références vers des expériences multiples.
    À propos des projets qui rapprochent des photos anciennes et des photos modernes, je crois qu’il faut distinguer au moins trois types de montages: la juxtaposition d’un cliché ancien et d’un cliché moderne (Rephotography, Then and Now) – pratique en général documentaire dont on peut retracer l’histoire depuis la fin du 19ème siècle, la fusion des deux clichés (Ghosts, Looking into the Past) et l’insertion d’un cliché ancien superposé à une partie d’un cliché moderne (Past in Present) qui visent à créer un effet esthétique ou émotionnel. La terminologie est encore fluctuante mais il s’agit là de pratiques utilisées à des fins différentes et qui sont apparues à des époques différentes. Par ailleurs, les deux derniers procédés reposent fondamentalement sur une convention culturelle qui associe le passé au noir et blanc et le présent à la couleur. Ils fonctionnent beaucoup moins bien avec un cliché ancien et un cliché récent qui sont tous deux en couleur. Et si l’on inverse la technique en fusionnant une photo ancienne en couleurs et une photo récente en noir et blanc, l’effet devient curieux car c’est le présent qui semble projeté dans le passé.
    Je me permets de renvoyer pour plus de précisions à mon article de 2012 “Re-photographie et effet de présent”, cf. http://dejavu.hypotheses.org/1268 (les commentaires de l’article mentionnent aussi d’autres projets très intéressants).

  3. [Die deutsche Übersetzung findet sich unter dem englischen Text.]

    Merci beaucoup pour cet article qui aborde un thème bien intéressant. Contrairement à l’usage des photos ni les potentiels ni les problèmes particuliers des images numérisées ont été discutés dans la perspective de la didactique de l’histoire. Des vieilles photos numérisées et la façon de les publier et commenter dans les médias sociaux n’est pas uniquement une question pour l’histoire publique mais aussi pour l’enseignement de l’histoire au collège et au lycée. De travailler en classe avec des photos numérisées de leurs communautés ou familles permettent aux élèves une approche bien plus compétente et critique que celle que nous trouvons à l’heure actuelle dans de milliers de groupes locaux dans les médias sociaux où l’on partage et commente des vieilles photos des albums de famille en tant qu’assurance mutuelle que tout allait mieux dans le passé.

    Par le développement d’une application web spécialement pour l’enseignement de l’histoire, nous avons essayé de combiner l’intérêt pour l’histoire que les photos historiques peuvent susciter, la facilité de leur usage par la technologie et l’enseignement exploratoire pour faire des recherches locales en utilisant le signal GPS. L’application « App in die Geschichte » (jusqu’à maintenant seulement disponible en allemand mais programmée de manière à en tirer facilement des copies dans d’autres langues) peut être utilisée dans tous les navigateurs et qui est gratuit, sans publicité et code source ouvert : http://app-in-die-geschichte.de/

    On peut trouver des informations sur le développement de l’application, des réflexions didactiques et méthodiques pour l’utilisation en classe (également en allemand) ici : https://geschichtsunterricht.wordpress.com/2014/04/24/mobiles-geschichtslernen-app-in-die-geschichte-online/

    Cette application représente une première tentative de développer des outils digitaux spécialement pour l’enseignement de l’histoire. Elle comporte à peu près 80.000 photos numérisées surtout des fonds des Archives Fédérales d’Allemagne. Elle offre trois outils pour travailler avec des photos numérisées en classe d’histoire :

    1) Dans le « mapping game » (jeu à créer des cartes), les élèves doivent chercher la perspective des photos (aussi peintures et dessins) historiques dans le paysage urbain actuel. Il faut trouver la bonne place, en prendre une photo qui imite la perspective de l’image historique et la partager dans le groupe d’élèves. Par cette fonction, des explorations indépendantes de la communauté par les élèves sont documentées par leurs photos prises. La comparaison des vieilles représentations avec les nouvelles photos peut être le point de départ pour apprendre plus et faire des recherches approfondies sur l’histoire de la communauté ou du quotidien.

    2) Dans le « tagging game » (jeu des mots-clés) les élèves doivent observer des images de très près et les décrire par mots-clés. Chaque image à laquelle 5 mots-clés corrects sont attribuée change de catégorie et les élèves jouent au « Taboo » : Les mots-clés existants sont donnés et il faut trouver d’autres pour décrire l’image de manière plus détaillée. Pour chaque mot-clé correct, on reçoit normalement un point, comme c’est plus difficile dans le « Taboo » on reçoit 5 point. Ce jeu permet aux élèves d’entraîner l’observation et l’analyse des images.

    3) Enfin, les utilisateurs peuvent compléter les « archives » de l’appli par d’autres textes, images ou vidéos. Pour combiner tout ce matériel, les élèves créent des lignes du temps multimédia et, par là, des nouvelles narrations. En plus d’une ligne du temps chronologique, on peut lier le matériel avec une date et un lieu précis pour le localiser sur une carte qui combine la dimension spatiale et temporelle.

    Les premières expériences avec l’usage de l’appli dans les cours d’histoire ont montré des effets motivants parmi la plupart des élèves, surtout parmi les jeunes dans les premières années du collège. Les lycéens ont utilisé les fonctions d’une autre manière mais ils en ont aussi profité, par exemple dans la préparation des examens du bac.

    IL faut encore plus d’expériences pour savoir s’il s’agit d’un effet de nouveauté. Finalement, il me paraît important de souligner qu’aucun des trois outils représente un gagdet purement technologique ni une fin en soi mais qu’il faut une réflexion didactique et méthodique pour un usage judicieux dans l’enseignement de l’histoire, par exemple pour aborder un nouveau thème ou pour la fixation et la présentation des résultats du travail d’élèves.

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    Vielen Dank für diesen Beitrag, der ein interessantes Thema eröffnet. Im Gegensatz zum Umgang mit Fotos sind die besonderen Chancen und Probleme digitalisierter Bilder bislang in der Geschichtsdidaktik noch nicht breit diskutiert worden. Alte Fotos, die digitalisiert wurden, und der Umgang mit ihnen sind nicht nur eine Frage für Public History, sondern bieten auch Chancen für historisches Lernen. Mit digitalisierten Fotos aus der eigenen Gemeinde oder Familie im Unterricht zu arbeiten, kann die SchülerInnen in ihrem Alltag außerhalb der Schule zu einem kompetenteren und kritischeren Umgang mit solchen Zeugnissen befähigen, als wir ihn aktuell in zahlreichen Heimatgeschichtsgruppen in sozialen Netzwerken erleben, wo zur gegenseitigen Selbstvergewisserung, dass früher alles besser und schöner gewesen zu sein scheint, Fotos aus der Geschichte der eigenen Gemeinde und Familie geteilt und kommentiert werden.

    Das Interesse an Geschichte, das historische Fotos wecken können, die Möglichkeiten der einfachen Bereitstellung digitaler Bilder sowie die Verknüpfung mit entdeckendem Lernen, das lokal und mittels GPS-Signal ortsbasiert ist, haben wir versucht, für den schulischen Geschichtsunterricht fruchtbar zu machen. Dazu haben wir die “App in die Geschichte” als Open Source-WebApp entwickelt, die über jeden Browser kosten- und werbefrei unter folgender Adresse verfügbar ist: http://app-in-die-geschichte.de/

    Ein Überblick mit Informationen zur GeschichtsApp sowie eine Einführung in ihre Nutzung mit didaktischen und methodischen Überlegungen, die unten im Beitrag verlinkt sind, findet sich hier: https://geschichtsunterricht.wordpress.com/2014/04/24/mobiles-geschichtslernen-app-in-die-geschichte-online/

    Die GeschichtsApp ist ein erster Versuch, spezielle digitale Werkzeuge für den Geschichtsunterricht zu entwickeln. Sie enthält fast 80.000 digitalisierte Bilder und bietet drei Werkzeuge zum historischen Lernen mit digitalisierten Fotos, vor allem aus den Beständen des Bundesarchivs.

    1) Im Mapping Game sind die Lernenden aufgefordert, historische Fotos oder Gemälde im heutigen Stadt- und Landschaftsbild wiederzufinden. Sie suchen den heutigen Ort auf, machen dort ein Foto aus derselben Perspektive, wie sie im historischen Bild vorgegeben ist, und laden dieses in ihre Lerngruppe hoch. Dadurch sind selbstständige Ortserkundungen möglich, die mit eigenen Fotos dokumentiert werden, und im Anschluss den Ausgangspunkt für das Lernen in den Bereichen Stadt- und Alltagsgeschichte bilden können.

    2) Im Tagging Game betrachten die Lernenden die Bilder genau und beschreiben sie anhand von Schlagworten. Hat ein Bild bereits fünf, auf diese Weise kollaborativ vergebene Schlagworte, erscheint es nur noch im “Tabu-Spiel”. Nun werden die bereits existierenden Schlagworte angezeigt und dürfen nicht mehr eingegeben werden. Finden Lernende nun weitere korrekte Schlagworte, gibt es für jedes ergänzende Schlagwort jeweils 5 Punkten statt 1 Punkt bei den einfachen Schlagworten. Dieses Spiel schult die genaue Betrachtung und Analyse von Bildern.

    3) Die im “digitalen Archiv” vorhandenen Digitalisate können um andere Texte, Bilder und Videos ergänzt werden. Im Zeitleisten-Modus können die verschiedenen Materialien zu multimedialen Zeitleisten in einer Narration zusammengefügt werden, dabei besteht neben der klassisch chronologischen Zeitleiste auch die Möglichkeit die verschiedenen Materialien chronologisch zu ordnen und mit einer digitalen Karte zu verknüpfen.

    Die ersten Unterrichtsversuche haben gezeigt, dass diese Angebote gerade bei jüngeren SchülerInnen motivierend wirken. Inwieweit es sich hierbei eventuell nur um einen “Neuigkeitseffekt” handelt, ist noch zu prüfen. Wichtig ist, dass keines der drei Werkzeuge reine digitale Spielerei oder nur Selbstzweck ist, sondern didaktisch reflektiert sinnvoll eingesetzt werden muss, z.B. zum Einstieg in ein neues Thema oder zur Ergebnissicherung.

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